29 septembre 2026
Starship atteint enfin l'orbite : ce qui s'est passé lors du vol 14

Le 28 septembre 2026 restera une date à part dans l'histoire de Starship. Après treize vols d'essai consacrés à des trajectoires suborbitales, la méga-fusée de SpaceX a enfin rejoint l'orbite terrestre basse. Un cap symbolique, attendu depuis le tout premier décollage en 2023.
Le lancement a eu lieu depuis Starbase, au Texas, à 8h48 heure locale de la côte Est américaine (14h48 heure de Paris). Au pas de tir : le booster Super Heavy B21, propulsé par ses 33 moteurs Raptor, et le vaisseau Starship S41, tous deux de la génération Block 3.
Le décollage n'a pourtant pas été sans frayeur : l'un des moteurs de l'étage supérieur s'est coupé peu après l'allumage. Un incident suivi de près en direct, mais qui n'a finalement pas compromis la suite du vol.
Sept minutes après le décollage, le booster B21 a réalisé un amerrissage contrôlé dans le golfe du Mexique. Pas de capture par la tour de lancement cette fois-ci — SpaceX avait prévenu que cette tentative pourrait être annulée pour ce vol, et c'est bien ce qui s'est produit.
Le plus important restait à venir : environ trente minutes après le décollage, à près de 290 km d'altitude, le centre de contrôle a lâché la phrase tant attendue — "Starship is orbital." Une première historique pour le programme.
Quatre minutes plus tard, Starship a largué 26 satellites Starlink V3 en orbite opérationnelle, le plus gros déploiement jamais réalisé depuis un vaisseau Starship.
Les satellites une fois en route, les équipes de SpaceX ont choisi d'écourter la mission plutôt que de la poursuivre pour les six orbites initialement prévues (environ 9h50 de vol). Starship est revenu se poser dans le Pacifique, au nord d'Hawaï, à peine trois heures après le décollage : bascule à la verticale, amerrissage contrôlé à l'envers en position "queue la première", puis bascule sur le flanc et embrasement des restes de propergol — un scénario désormais classique et sans gravité pour ce type d'amerrissage océanique, le vaisseau ayant déjà rempli sa mission.
Bilan : premier vol orbital réussi, premier déploiement massif de Starlink V3 depuis Starship, et félicitations publiques de la NASA, pour qui cette étape rapproche un peu plus le programme Artemis de son atterrisseur lunaire (HLS) basé sur Starship.
Ce qui me plaît particulièrement dans ce vol, c'est qu'il met en scène deux véhicules qu'on peut reproduire fidèlement à l'échelle : le booster Super Heavy B21 et le vaisseau Starship S41, tous deux disponibles dans la boutique. De quoi suivre l'actualité spatiale... jusque sur son bureau.


